Résidence secondaire : quelle fiscalité ?

Publié le : 20 avril 20223 mins de lecture

Le sens de la résidence secondaire est une spécificité très particulière du tourisme français, contribuant à l’importance de l’hébergement non-marchand. Un logement secondaire ou temporaire, tel que défini par l’INSEE, est un logement qui fournit un logement de vacances exclusivement à son propriétaire ou locataire, et n’est utilisé que pendant de courtes périodes de l’année.

Quels sont les impôts taxés sur un logement secondaire ?

Les résidences secondaires sont soumises à la taxe foncière, ainsi qu’à la taxe d’habitation et à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Même si le bien est inoccupé à l’année, son propriétaire ou locataire reste soumis aux taxes locales. La redevance audiovisuelle n’expire pas, car elle ne concerne que la résidence principale. Il n’y a pas d’exemptions ou de plafonds pour l’hébergement temporaire. Les propriétaires d’une résidence secondaire ne bénéficieront pas du calcul de l’ISF ou de la taxe foncière, ni du crédit d’impôt s’ils travaillent dans une résidence de vacances.

Au niveau de la fiscalité, qu’en est-il des maisons secondaires ?

Il n’y a pas d’exonération pour la location d’une résidence secondaire. Cependant, les contribuables peuvent choisir le régime de la micro entreprise après une réduction d’impôt de 50 %, le montant des revenus sera inclus dans leur revenu annuel, et l’impôt sur le revenu sera payé selon un barème progressif. Les contribuables sont plus intéressés à l’idée d’opter pour un véritable régime si les dépenses comme les intérêts d’un emprunt lié à l’achat d’un logement dépassent 50 % du revenu annuel HT, qui seul peut déduire les charges du loyer. Par ailleurs, les gîtes ruraux, les meublés et les chambres d’hôtes bénéficient d’un régime fiscal avantageux.

Les cas spécifiques pour les résidences secondaires

Pour les logements répondant aux deux critères suivants, certaines communes peuvent majorer la contribution de taxe d’habitation de 20 % si le logement meublé est soumis à la taxe d’habitation, et que le logement n’est pas affecté à une résidence principale. Les villes concernées sont celles qui taxent les logements vacants. Dans les 3 cas suivants, vous pouvez demander une dispense de demande d’augmentation si vous êtes contraint d’habiter dans un autre lieu que votre résidence principale en raison de votre activité professionnelle, si vous conservez l’usage exclusif de la maison qui est votre résidence principale jusqu’à ce que vous soyez placée de façon permanente dans un établissement de soins, si pour des raisons indépendantes de votre volonté, vous ne pouvez pas affecter un logement à un usage résidentiel principal, telle qu’une résidence secondaire faisant partie d’une opération d’urbanisme.

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